La campagne Soja contre la vie répond à Thierry Breton
Réponse adressée le 13 juillet 2006 suite au courrier adressé par le Ministère de l’Économie et des Finances interpellé par la campagne.
Thierry Breton
« Je voudrais souligner que l’intervention de la Société financière internationale est subordonnée à un ensemble de standards environnementaux exigents en matière en de promotion de l’agriculture. La SFI dispose en effet de politiques de sauvegarde [2] qui ont été récemment révisées. »
Notre réponse
- Les normes ont été revues à la baisse et laissées à la discrétion des entreprises.
- La puissance publique se désengage et confie la définition et la mise en œuvre de normes sociales et environnementales à des dispositifs telles que la Table-ronde pour un soja responsable (enncouragé par la SFI) où ne siègent que des entreprises et des associations sans pouvoir contraignant.
Ce système constitue un élément de régulation, mais ne peut se subsituer au rôle des pouvoirs publics.
« Il revient aux institutions publiques de poser des cadres législatifs et réglementaires forts répondant aux stratégies de développement en faveur des populations, tenant compte de toutes les parties prenantes et l’intérêt général des générations actuelles et futures. »
Thierry Breton
« Au Brésil par exemple, le soutien financier que la SFI apporte au groupe AMAGGI illustre le niveau d’exigence auquel répondent ses interventions. En contrepartie du soutien de la SFI, AMAGGI a mis en place un système global de gestion sociale et environnementale.
Notre réponse souligne
- Vous omettez de mentionner que ce système a été mis en place non à l’initiative d’AMAGGI, mais sur demande de la SFI. Ceci renforce notre position en faveur d’un rôle plus fort de contrôle joué par les institutions publiques.
- L’audit visant à définir le niveau d’exigence sociale et environnementale à l’égard du projet soumis par AMAGGI à la SFI, n’a eu lieu qu’après une forte mobilisation d’organisations brésiliennes et européennes. Sans cela la protection sociale et environnementale exigée par la SFI aurait été bien moindre.
- Nous restons sceptiques sur l’impact réel de ce mécanisme, la SFI ne s’étant pas suffisamment assurée du niveau de protection que ce système apporterait et de sa bonne mise en œuvre tout au long du projet.